Fragments de Malaisie: Kuala Lumpur

Drapeau Malaisie

CARTE D’IDENTITE

CAPITALE: Kuala Lumpur
LANGUE: Malais
REGIME POLITIQUE: Monarchie constitutionnelle
POPULATION: 29,72 millions
DEVISE: Ringgit (MYR)
PIB / Hab: 10 500 $

Un an en Asie cela peut paraître beaucoup pour bien des gens, notamment lorsque l’on sait que la plupart des “tourdumondistes” parcourent les cinq continents en une seule année –je ne parle pas des voyageurs parcourant le globe durant plusieurs années, allant même jusqu’à cinq voir dix ans ! C’est encore une autre aventure qui d’ailleurs ne m’attire pas plus vraiment
Néanmoins je trouve l’Asie si vaste et diversifiée qu’un an ne sera pas de trop pour découvrir cette partie du globe si différente de notre bien aimé occident.

Des choix il me fallait pourtant en faire durant cette année car le problème lorsqu’on a goûté à l’Asie, c’est qu’on en veut toujours plus !

Intinéraire
Me focaliser sur un seul continent était également une volonté de vraiment m’imprégner d’une culture.
Partir sur les routes depuis la France, me déplaçant petit à petit et passant d’un pays à l’autre par les voies terrestres.
En se déplaçant de la sorte le voyage est plus long c’est une évidence, mais on peut davantage osbserver l’évolution des cultures, le changement des populations et des paysages.
Tous ces petits détails sont soudainement effacés lorsque l’on prend l’avion, et c’est à chaque fois un nouveau choc culturel qui s’opère.

Partir sur les routes avec un objectif final: rallier l’Australie par les terres tout en sillonnant l’Asie.
Cependant lorsqu’on voyage sur un grand laps de temps on change. Nos idées changent, nos envies évoluent, et suivre mes envies devait rester la clé.
Après tout cela reste humain de changer d’avis, alors pourquoi se faire violence ?
Parcourir l’Asie et l’Océanie dans un même voyage, c’était aussi le risque de tout mélanger, de ne plus savoir remettre les choses à leurs places en rentrant. Trop d’informations à traiter, trop de choses à digérer. Et surtout un immense décalage entre les deux continents.
Après tout l’Australie est un pays riche et développé, et parcourir cet immense étendu aujourd’hui, il y a dix ans ou dans plusieurs années ne devrait pas faire une grande différence.

Non tout ça n’avait pas de sens.
D’ailleurs bien des gens me l’avaient rappelé avant même mon départ de la capitale des gones. L’Australie qui devait donc être le point final de ce voyage, je préfère la garder pour une autre fois finalement.

Coucher de soleil à Ko TaoSur le continent asiatique en revanche, tout va très vite!
Prenons l’exemple du Laos:
Ce pays boudé des voyageurs durant de longues années est maintenant devenu une autre destination phare d’Asie du Sud-Est.

Encore loin derrière la Thaïlande mais cependant en plein boom touristique dans certaines de ses régions comme Luang Prabang.
Je suis également ravi d’avoir parcouru l’Inde lors d’un précédent voyage et non cette année-là. Ce pays étant si vaste et unique, deux ans n’ont pas été de trop pour digérer l’expérience…
“L’Inde, tu l’aimes ou tu la détestes !”
Incredible India, tu resteras toujours dans mon cœur, à hanter mes rêves et illuminer mes cauchemars… Gravée au plus profond de ma mémoire.

Des choix dans un voyage.
Après avoir laissé de côté le Vietnam, je prenais alors la décision d’écarter également la Malaisie.
“Pourquoi avoir écarté le Vietnam ?” M’ont d’ailleurs souvent demandé bien des gens.
Et bien d’abord parce qu’on ne peut pas TOUT voir de l’Asie en un an. Le Vietnam est un grand pays tout en longueur, et si j’y vais un jour, cela sera pour plus d’un mois et à moto comme je l’ai fait lors de ma traversée du Laos. Peut-être un jour ?
Une autre raison pourrait être le grand nombre de retours négatifs, notamment en ce qui concerne sa population qui semble-t-il ne pense qu’a arnaquer le pauvre touriste –discours que j’entendais sans cesse lorsque je rencontrais d’autres voyageurs ayant mis les pieds dans le pays-.
Les goûts et les couleurs… Il fallait faire un choix, le Vietnam a trinqué.
L’île de Bornéo m’attirait également beaucoup–la partie malaisienne tout du moins- mais c’est finalement sur l’île de Sumatra en Indonésie que je jetais mon dévolu -affaire à suivre en avril prochain-
Et puis depuis des mois un pays revenait sans cesse dans la bouche des baroudeurs croisés ici et là. Les Philippines, à propos desquelles je n’entendais que du bien depuis mon départ. Chaque voyageur rencontré m’en faisait l’éloge.

Depuis quelques mois déjà ma décision était prise : troquer la Malaisie pour les Philippines.

Plongée à Ko Tao

Après avoir passé à nouveau quelques jours sur l’île de Ko Tao en Thaïlande, je repartais pour Hat Yai mon Open Waters de plongée sous-marine en poche.
Se retrouver à suivre une famille de requins à pointe noire dans Shark Bay ou à observer des milliers de poissons à Sail Rock furent une expérience inoubliable.
Lorsque les rayons du soleil pénètrent les profondeurs de l’océan et que l’on se retrouve à regarder vers la surface pour apercevoir des bancs entiers de poissons formant un arc de cercle, on ne peut s’empêcher de s’émerveiller !

Un retour dans le golfe de Thaïlande ne pouvait cependant être complet sans un bref passage à Ko Phangan.
J’y retrouvais d’ailleurs Lauriane (pour voir ses jolies clichés c’est par là), une amie ayant commencé un tour du monde en Inde il y a deux mois.

Ko Phangan c’est touristique, mais il est toujours très facile d’aller se perdre dans la jungle dense pour quelques points de vue uniques ou quelque crique tranquille.
Une petite soirée dans la jungle pour finir en beauté ces quelques jours de vacances et de retrouvailles, et j’embarquais pour le train de nuit direction Kuala Lumpur.

Vue sur la baie de Chalok à Ko Phangan

Vue sur la baie de Chalok à Ko Phangan

Comme à mon habitude et la date du trajet s’étant décidée au dernier moment je me retrouvais en place assise. C’est donc frais comme un gardon que j’entamais mon exploration de la capitale malaisienne.

Petronas Twin Towers, Kuala Lumpur

Petronas Twin Towers

Un jour et une nuit c’est sûr que cela fait court pour comprendre un pays, mais dans cette très longue journée passée à déambuler dans Kuala Lumpur, j’ai pu voir énormément.

La Malaisie est définitivement bien différente de sa voisine thaïlandaise, et cela sur bien des aspects.
La religion d’abord. Ici on oublie Bouddha, le pays étant majoritairement musulman. Mais tout ce monde semble vivre en parfaite harmonie et c’est un grand mixe des cultures que l’on retrouve dans la capitale. Une forte influence hindouiste également que j’observais en visitant les grottes de Batu Caves et en traînant la patte dans les quartiers de Liltle India.

Comme à Bangkok, les deux roues sont minoritaires, et c’est un flux continu de 4×4, bus et autres grosses voitures qui s’opère dans les rues. Des autoroutes dans tous les sens, des échangeurs de toute part, des ponts et des routes sans trottoirs, une bonne grosse mégalopole tentaculaire.
L’espace d’un moment j’oubliais que j’étais encore en Asie et que non loin d’ici en Birmanie l’ « autoroute » n’a qu’une voie à double sens et est à moitié en terre.

Au loin j’aperçois les tours Petronas. Immenses et situées dans les beaux quartiers, elles sont devenues le symbole de tout un pays.
J’embarque dans le métro. Superbe et climatisé, j’observe les locaux, le nez rivé sur leur smartphone.
La plupart des femmes portent le voile, mais gardent un certain charme. Point de burqa ici, mais  un léger voile –souvent très travaillé et de toute beauté- recouvrant leurs cheveux. Tout le monde semble comprendre et parler l’anglais et les prix paraissent fixes partout.
La moustache fait également un grand retour dans les rues. Finit les visages imberbes, les poils dans la place!
Le soir, je tente une excursion dans la banlieue. Il fait nuit et je découvre un quartier calme, de jolies petites maisons alignées avec la voiture garée devant le porche. On se croirait dans un quartier tranquille des Etats-Unis.
J’entre dans un restaurant où l’on y sert des burgers. La population, mélange de locaux et d’expats, est plutôt jeune, et encore une fois j’entends parler anglais à chaque table. La serveuse m’accueille d’ailleurs dans un anglais parfait et prend ma commande.
Définitivement le jour et la nuit avec la Thailande ou la Birmanie.

Singe à Batu Caves

Singe à Batu Caves

Nous sommes le 6 mars et mon avion décolle pour Manille d’ici quelques heures.
Le tout premier avion depuis mon départ de Lyon le 22 juin 2014.
Quatre heures de vol avant de retrouver mon fidèle compagnon Tristan qui m’avait déjà rejoint en août dernier pour parcourir  la Mongolie en van.

One thought on “Fragments de Malaisie: Kuala Lumpur

  1. Je viens de suivre un lien sur le blog de Lauriane pour me retrouver ici…
    J’ai un peu parcouru ton périple. Bravo, ça a dû être une expérience riche et dense !!!
    Pleins de bonnes choses pour la fin de ton voyage. A bientôt 🙂

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