Indonésie: Terre de Volcans

L’hospitalité à l’indonésienne…
Quand on pense hospitalité on pense souvent à l’Iran, à l’Asie centrale ou encore aux pays du Maghreb…
Et puis il y a l’Asie. Et plus particulièrement l’Indonésie.
Hadi
Hadi

Plantations de thé de la région de Bandung, Indonésie

Plantations de thé de la région de Bandung

Hadi a vraiment été un hôte exceptionnel durant ces quelques jours dans la sulfureuse Jakarta. Capitale où se côtoient sans concessions expats en manque de sensations fortes et locaux tentant de survire, Jakarta a tout d’une ville en pleine expansion. Tentaculaire et s’étendant à perte de vue, elle gagne du terrain dans chaque direction année après année.

De la ville je ne verrai pas grand chose, et j’en profiterai pour faire ce que je n’ai encore jamais fait: me reposer. Quelques jours de repos bien mérités pour moi afin de me remettre d’une bonne crève.
La sœur de mon hôte est toujours là pour nous préparer de délicieux plats typiques pleins de saveurs et dans la plus pure tradition, tandis que Hadi continue mon difficile apprentissage du Bahasa Indonesia, la principale langue du pays.
Les adieux faits, je retournais alors  me jeter dans la cohue de l’île de Java, la plus peuplée au monde, en longeant d’abord les grandes rizières et autres plantations de thé de la région de Bandung.
C’était alors l’heure de partir à la conquête des volcans, objectif premier de ce voyage en Indonésie.

Mineur du Kawah Ijen

Mineur du Kawah Ijen

Bromo, Semeru, Ijen, Rinjani, Batur, Merapi, Agung

Indonésie Terre de Feu; Indonésie Terre de Volcans.
Une terre qui semble respirer sous nos pieds en crachant ses nuages de souffre, grondant et faisant trembler le sol tout autour de nous.
Après une ascension nocturne du Merapi, une ballade à moto dans la mer de sable du Bomo, puis une descente dans le cratère de l’Ijen, j’tais près pour un nouveau défi.

Il est 1h00 du matin et me voila parti sous les étoiles à la conquête d’un sommet d’un des plus grands volcans de la région. A nouveau…
Cette fois-ci il s’agit du Rinjani et de ses 3 726 m d’altitude sur la petite île de Lombok.
Après Bali et son hindouisme omniprésent, je faisais un retour aux sources de l’Islam sur Lombok, dernière étape de cette longue année.

Etant d’origine auvergnate les volcans je connais un peu. Mais des volcans en activité et pour certains très actifs il faut avoué que je connais déjà beaucoup moins…
A la grande différence de la chaîne de l’Himalaya ou des Alpes chez nous, les randonnées sur les volcans sont une approche assez différente de la randonnée en montagne comme on la connait.
Ici pour gravir un volcan c’est un peu le même schéma qui revient à chaque fois. A savoir:
– Je me lève au milieu de la nuit
– Je monte jusqu’au sommet du volcan sous un ciel étoilé
– J’attends le lever du soleil sans mourir de froid
– J’apprécie la vue autant que possible sans mourir de froid
– Je redescend en courant dans le pierrier

Mer de sable vers le Bromo

Mer de sable vers le Bromo

Sumeru: Derrière ligne droite!

Sumeru: Derrière ligne droite!

Cette nuit là le ciel est encore une fois de toute beauté et les étoiles scintillent dans le ciel noir et ténébreux.
Une étoile filante passe, l’heure du questionnement sur le pourquoi du comment d’une telle entreprise passée que me voila projeté dans un monde merveilleux, hostile et plein de mystères…
Les lampes frontales éclairent la roche et la cendre devant moi tandis que j’avance à petit pas dans cet environnement inconnu, le regard porté sur le sommet qui semble si proche et si loin à la fois.

Tout à coup le décor s’estompe et les souvenirs et autres images se mettent à inonder mon imaginaire.
Hier. Demain. Il y a un an.
Tout semble se mélanger et le temps semble alors s’arrêter. Mon subconscient et tout l’univers semblent alors ne former plus qu’un, comme si le temps et l’espace semblaient modulable à souhait, extensibles et compressibles à la fois jusqu’à l’infini et même au delà. Les copains, Mathilde, la famille… Mathilde. Que vous me manquez!
Aujourd’hui il n’y a plus que moi, seul perché sur les versants de ce volcan dominant tout Lombok. Mon corps semble guidé par cette musique qui émane de mon casque vissé sur mes oreilles.
L’effort est intense et mes paupières encore lourdes et à moitié closes; Il est 3h00 du matin et mon corps tout entier souffre le martyr.
Les endorphines sont peu à peu relâchées dans mon cerveau et ma mâchoire se décrispe peu à peu. Ça y’est l’instant magique est arrivé. Celui que l’on attend tous lors d’une telle entreprise. C’est l’extase, un sentiment de béatitude s’empare de moi…
De quoi sera fait demain? Quel est le but de ce voyage? Je m’en fou et je continue mon ascension, le sourire jusqu’aux lèvres et le son de Solar Field qui m’envahit au fil des kms.
Je suis ici à l’apogée de mon périple en Indonésie. Ou bien ne serait-ce pas celui de toute une année?

Plus que 100 m. Bientôt 20 m. Me voila au sommet.

Sommet du Rinjani

Sommet du Rinjani

Les premières lumières rougeoyantes du soleil font leur apparition.
Sumbawa derrière moi, Bali devant moi avec l’Agung fièrement dressé à l’horizon.

Dame nature, je crois que vous m’apparaissez aujourd’hui sous l’un de vos meilleurs jours.
Après des mois a voyager en Asie du Sud Est, l’Indonésie m’adresse sa piqûre de rappel.
Il est encore trot tôt pour songer au retour…
et même si la nostalgie et la fatigue commencent à peser lourdement depuis déjà plusieurs mois la fin approche et je ne peux renoncer maintenant, si près du but.
“Ne t’occupe pas de moi. Vas au bout de ton projet ou bien tu le regretteras” ; “Alors toujours en Asie? Rentres vite tu nous manque!” ; “Nous sommes tous fier de toi. Continue”
Je ressasse ces paroles en moi encore et encore. Le voyageur solitaire et indépendant que j’étais commence à trouver le temps long et ses proches à lui manquer…
Il y a d’ailleurs de cela quelques années, jamais je n’aurais imaginé entreprendre une telle aventure.
Le voyage oui. Le voyage sur quelques mois oui. Le voyage au long court non. C’était clair pour moi, une année serait bien trop longue… Puis la vie suit son cours, on rencontre des gens, on évolue dans son travail, nos envies changent, nos peurs s’estompent, et un jour on se réveille en se disant que merde on a bientôt 30 ans et qu’il faut réaliser ses projets et vieux rêves tant qu’on le peu encore.

Bromo avec le Sumeru en arrière plan

Un décor digne de l’ère préhistorique: Bromo avec le Sumeru en arrière plan

Java, Lombok, Bali, les Gilis… Des noms qui prennent alors tout leur sens aujourd’hui alors que le périple prend fin…
Si Bali n’a rien a voir si l’on compare les clichés de ma mère de l’époque et les miens 40 ans plus tard, c’est un passage assez obligé lors d’un voyage en Indonésie, ne serait-ce que pour s’imprégner de la culture balinaise, où les temples hindous et les rites sont légions.
Et puis ses cotes rescellent de bon spots de plongée comme le superbe Liberta, épave de la seconde mondiale

Epave du Liberta, Bali

Epave du Liberta, Bali

J-4
Tout s’accélère. Le départ est imminent, je vais enfin pour retrouver les miens…
Je profite de ces 4 derniers jours à passer du bon temps sur Gili Air, à plonger et me faire plaisir en restos et bars.

Fin d’une fabuleuse aventure. This is the End

Coucher de soleil sur l'Agung, Bali

Coucher de soleil sur l’Agung, Bali

Sumatra la sauvage

Drapeau Indonésie

CARTE D’IDENTITE

CAPITALE: Jakarta
LANGUE: Indonésien
REGIME POLITIQUE: République
POPULATION: 252,165 millions
DEVISE: Roupie Indonésienne (IDR)
PIB / Hab: 3 500 $

 

 

 

 

 

Mon projet initial était de me rendre à Malacca en Malaisie afin d’embarquer à bord d’un ferry pour l’île de Sumatra. Seulement ça, c’était avant d’inclure les Philippines dans mon voyage.
Pour atteindre cet archipel situé à quelques 2000 kms des côtes vietnamiennes j’avais dû prendre un avion, de même que pour en repartir.
Quitte à reprendre un avion, je décidais d’arriver directement à Sumatra, dans la ville de Banda Aceh au nord de l’île. En bateau je serais arrivé à Dumai, soit beaucoup plus au sud. Autant faire dans l’efficace!

Sumatra pour situer, c’est la plus grande des 17 508 îles composant ce vaste pays qu’est l’Indonésie.
Cette géante de 425 000 km² en fait l’une des plus grande île au monde (derrière Bornéo et Madagascar) et s’étend sur près de 2000 kms du nord-ouest au sud-est.
C’est également l’une des plus sauvages, et peu de touristes aiment s’y aventurer lui préférant Bali, Java ou encore Komodo.

Sumatra la sauvage, je m’appétais à la traverser à moto…

Sumatra la sauvage

Suamatra la sauvage

Dimanche 5 avril 20015: 9h00
Mon avion atterrit sur ces terres nouvelles et pleines de mystères pour moi.
Un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle culture. Près de quarante ans après ma mère, c’est à mon tour de partir à la découverte de l’Indonésie!
Dernière ligne droite également pour moi dans ce long périple asiatique qui m’aura amené depuis les pays baltes il y a un peu plus de neuf mois jusqu’ici à Banda Aceh.
Capitale de la province d’Aceh, la Charia est appliquée comme dans le reste de la province. Toutes les femmes sont voilées, la prière est obligatoire, et gare à celui ou celle qui ne respecte pas la loi islamique. Après tout l’Indonésie reste le pays le plus musulman au monde, bien devant les pays arabes.
La ville est vide de touristes, les gens accueillants et la bouffe plutôt bonne et incroyablement bon marché.
Une excellente entrée en la matière.
Premier Nasi Goreng -le premier d’une longue série- et premières Pisang Goreng dans une petite échoppe de rue.

Banda Aceh est également devenue tristement célèbre après le tsunami de 2004 qui avait dévasté la région. De la ville n’était restée debout que sa mosquée… Coïncidence? Pas de l’avis de tous les habitants!
Aujourd’hui la ville s’est relevée, et grâce a toute l’aide humanitaire mise en place, semble ne jamais avoir vécu le pire.
Le point positif de la catastrophe? La paix dans la province retrouvée… et la fin d’une guerre de 30 ans entre le mouvement séparatiste local et l’armée indonésienne. Le calme après la tempête…

Bolide indonésienAprès pas mal de recherches, je m’étais mis en tête de visiter le pays en bus et en train. Il paraissait en effet très compliqué de se procurer une moto en étant étranger, et j’avoue que la taille de Sumatra m’effrayait un peu.

Mais la rencontre avec un certain Heri lors de mon deuxième jour à Banda Aceh allait tout changer!
“- Où est-ce que tu vas comme ca?
– J’attends le bateau de 14h pour Pulau Weh
– Ah bah tu vas attendre longtemps il n’est qu’a 16h
– On m’avait pourtant dit qu’il était à 14h ce matin
– Non c’est bien à 16h. mais d’ailleurs c’est dommage de perdre ton après-midi. En plus tu vas arriver de nuit.
Ce que je te conseille, c’est de passer la nuit à Banda Aceh. Ou mieux en bord de mer à 15 kms de la, et demain tu pends le bateau de 8h. Et puis tu peux louer une moto la bas plutôt que sur l’île. Ça te coûtera bien moins cher et t’économisera les taxis!
– Ah oui c’est une bonne idée!
– Ou alors tu peux même faire comme ce français là. Il en a acheté une à Medan.
– Oh c’est possible ça? Acheter une moto en tant qu’étranger?
– Bien évidemment que c’est possible! J’peux me renseigner si ça t’intéresse…”

Et c’est ainsi qu’Heri m’embarquait avec lui vers la plage de Pantai Lampuuk sur la cote ouest.
Quelques heures plus tard je le rejoignais pour aller voir quelques revendeurs.
Quelques heures plus tard j’étais de nouveau propriétaire…

Pulau Weh

Km 0: Pour me faire la main avec mon nouveau jouet et prendre un peu de repos avant d’entamer la grande traversée, je me rendais à Pulau Weh, une île au nord de Banda Aceh, où se trouve le km 0 du pays, c’est à dire le point le plus à l’ouest.

Des bungalows avec vue sur la mer, des locaux formidables préparant une délicieuse cuisine, une faune sous-marine incroyablement riche, une atmosphère détendue et propice à la contemplation.
Si le paradis sur terre existe alors Pulau Weh pourrait bien en faire parti.

Quelques raies aigle, des requins ici et là, une raie manta qui s’élance majestueusement dans les profondeurs de l’océan, des poulpes qui changent de couleur, des tortues qui passent… un cobra de deux mètres qui se dresse soudainement et nous attaque en scooter!

Ce séjour sur l’île recèle bien des surprises, et quelques jours plus tard je suis fin prêt à attaquer les quelques 4 000 kms qui me séparent de Jakarta.

Alors que retenir de ces 4 440 kms sur l’île de Sumatra? 

D’abord la conduite à l’indonésienne. Toute une expérience; un autre monde!
Au fil des jours un sixième sens se développe. Les  slaloms entre camions et autres motos n’ont bientôt plus de secret pour moi et je commence à comprendre le code de la route local. Il n’y en a aucun!
Toute la conduite se fait à l’instinct, au feeling, avec seulement deux trois règles à connaitre.
Un gros 4×4 arrive en face en faisant des appels de phare? Il faut traduire ce comportement par:
“Dégage de mon chemin car je ne peux pas t’éviter!” Alors on se déporte gentiment sur le bas côté…

Un petit coup de klaxon pour prévenir que l’on dépasse, un rapide coup d’œil de chaque côté avant de griller un feu rouge, on double par la droite, par la gauche, à contre sens. Aucune importance tant qu’on “le sent”.

Le lac près de Takengon

Le lac près de Takengon

Outre le fait que le pays se trouve sur la ceinture de feu du pacifique, l’Indonésie est  un pays au climat équatorial, ce qui implique des averses fréquentes et soutenues au quotidien, notamment en fin de saison humide.
Cette caractéristique, je la découvrais d’ailleurs bien assez vite à mes dépends, notamment lorsque j’arrivais à mon troisième jour de conduite sous la pluie battante je décidais que j’éviterai la conduite après 14h… et que d’un poncho je devrai me munir!
J’apprenais également assez vite que trouver un itinéraire à suivre sur une carte c’est une chose, mais que lorsque la dite carte n ‘a aucune info sur les dénivelés et l’état des routes, alors cela peut vite tourner à la catastrophe!

Exemple pratique: la route de Takengon dans le plateau des Gayo
130 kms de routes sinueuses, de cols dans la jungle épaisse, de routes défoncées. Lorsque la pluie s’invite, que le brouillard s’épaissit et que la nuit tombe soudainement, et bien on se dit que c’était peut-être une connerie de partir seul à l’aventure sur son petit scooter… la bonne étoile veillant toujours, j’arrivais péniblement à destination aux alentours de 21h. Exténué.
Point de rencontres avec les tigres de Sumatra cette fois-ci,  et le scooter a passé le test haut la main! Plus de 400 kms pour cette première journée depuis Banda Aceh.

Bienvenue dans le livre de la jungle

Bienvenue dans le livre de la jungle

Sumatra est aussi un excellent point d’entrée pour explorer la forêt tropical et se glisser dans la peau d’un reporter animalier l’espace de quelques jours.

La rainforest la vraie, où la pluie s’abat chaque fin d’après-midi sur le campement, et que toute la forêt semble prendre vie.
Les orangs-outans nous observent des hauteurs, perchés à quelques dizaines de mètres dans les arbres, et l’on se baigne dans les courants de la rivière avant que l’orage n’éclate à nouveau.

19h15: Il pleut des cordes depuis maintenant plusieurs heures et l’odeur de café mélangée à celle des kretek se dissipe peu à peu dans l’atmosphère. Soudain le visage de mon guide s’éclaire d’une lueur vive. Cette fois-ci la foudre n’est pas passée loin.
Assis en tailleur sous une bâche nous servant d’abri, je l’écoute passionnément me conter ses fabuleuses histoires d’homme de la jungle. Une jungle qu’il explore depuis son plus jeune âge.
L’ambiance est extraordinaire, et l’on ne tarde pas à s’endormir au son de la pluie.

Un bébé ourang-outan intrigué par notre présence

Un bébé ourang-outan intrigué par notre présence

Si il y avait un mot pour qualifier l’Indonésie? Diversité.
Il est bien connu que le pays est un énorme mélange de cultures, et l’île de Sumatra ne fait pas exception avec une immense diversité culturelle et des paysages extrêmement variées.
De la province d’Aceh ultra conservatrice où la charia règne, aux populations chrétiennes peuplant les rives du lac Toba dans Sumatra Nord, on change sans cesse d’atmosphère au fil des jours.

Km 1600: Après mes aventures dans la jungle de Ketambe et une excursion dans la région de Barastagi où je découvrais mes premiers volcans indonésiens, je partais rejoindre le plus grand lac d’Asie du Sud-Est: le lac Toba.
Territoire des Bataks, l’Islam a laissé place au christianisme dans ces régions, et le porc est de nouveau dans les assiettes. Endroit idyllique pour passer quelques jours de détente, a siroter une bière en bouquinant dans son hamac… après avoir savouré un délicieux Boeuf Rendang, une des spécialités de la région.

Vue sur le Mt Sinabung depuis le Mt Sibayak - Région de Barastagi

Vue sur le Mt Sinabung depuis le Mt Sibayak – Région de Barastagi

Lac Toba: Terre des Bataks

Lac Toba: Terre des Bataks

Km 2 437: L’équateur est franchit et je me retrouve dans l’hémisphère sud pour la première fois de ce voyage.
Les gens n’ont pas la tête en bas et tout semble similaire. Les orages de fin d’après-midi sont toujours au rendez vous et les paysages tout aussi merveilleux. L’île de Sumatra a encore beaucoup à m’offrir.

Je continuais désormais à travers West Sumatra, fief de la fameuse cuisine de Padang.
Les Martabak et autres Roti Bakar, ces pâtisseries au rapport prix/calorie défiant toute concurrence et vendues à chaque coin de rue sont devenues mon nouveau plaisir quotidien, et je commence peu à peu à remplacer le nasi goreng par des mie goreng… Troquer le riz pour des noodle!
De la pâte, du chocolat, du beurre, du sucre, du lait concentré, encore du beurre. Tels sont les subtilités du Martabak!

Vallée d'Harau

Vallée d’Harau

La vallée d’Harau avec ses falaises et cascades, la région de Bukittinggi et ses lacs volcaniques comme le lac Maninjau, une invitation dans une école musulmane pour un vendredi tout en anglais en tant que “special guest”, des retrouvailles inattendues comme une fille rencontrée en Birmanie ou Baptiste, le fameux français à l’origine de mon projet d’achat de scooter.
Une première gamelle en partant de Bukittinggi, une traversée du parc du Kerinci, volcan le plus haut de Sumatra -de ce dernier je ne verrai d’ailleurs qu’un immense nuage l’englobant totalement-

Les merveilles dont recèle l’île semblent infinies…

"English Friday"dans une 'école près de la vallée d'Harau

“English Friday”dans une ‘école près de la vallée d’Harau

Le temps passe et je dois déjà être à Jakarta dans quelques jours. Plus de 1 000  kms à boucler avant d’atteindre l’embarcadère pour Java, autant dire que ces prochains jours vont être éprouvant en terme de conduite.
Le sud de Sumatra ayant peu d’attraits touristiques, je décide de me remettre au Couchsurfing et de partir à la rencontre des locaux. De très bons moments avec notamment la rencontre de à Luckman à Jambi, un prof d’anglais particulier au cœur sur la main.

Samedi 2 mai 20015: 18h00
J’arrive dans la capitale indonésienne après plus de 5 000 kms au compteur.
Le chaos règne dans la ville, et conduire sur ces immenses boulevards est un véritable défi pour moi.
La journée a été éprouvante avec des bouchons depuis l’embarcadère et des slaloms incessants dans les villes traversées, mais heureusement mon hôte de Jakarta m’accueille a bras ouverts et m’invite à me reposer chez lui.

Sumatra est maintenant derrière moi, et je m’apprête à continuer mon voyage plein est sur l’île de Java, l’une des plus densément peuplée au monde…

Lac Maninjau

Lac Maninjau

Couchsurfing à Palembang

Couchsurfing à Palembang