Indonésie: Terre de Volcans

L’hospitalité à l’indonésienne…
Quand on pense hospitalité on pense souvent à l’Iran, à l’Asie centrale ou encore aux pays du Maghreb…
Et puis il y a l’Asie. Et plus particulièrement l’Indonésie.
Hadi
Hadi

Plantations de thé de la région de Bandung, Indonésie

Plantations de thé de la région de Bandung

Hadi a vraiment été un hôte exceptionnel durant ces quelques jours dans la sulfureuse Jakarta. Capitale où se côtoient sans concessions expats en manque de sensations fortes et locaux tentant de survire, Jakarta a tout d’une ville en pleine expansion. Tentaculaire et s’étendant à perte de vue, elle gagne du terrain dans chaque direction année après année.

De la ville je ne verrai pas grand chose, et j’en profiterai pour faire ce que je n’ai encore jamais fait: me reposer. Quelques jours de repos bien mérités pour moi afin de me remettre d’une bonne crève.
La sœur de mon hôte est toujours là pour nous préparer de délicieux plats typiques pleins de saveurs et dans la plus pure tradition, tandis que Hadi continue mon difficile apprentissage du Bahasa Indonesia, la principale langue du pays.
Les adieux faits, je retournais alors  me jeter dans la cohue de l’île de Java, la plus peuplée au monde, en longeant d’abord les grandes rizières et autres plantations de thé de la région de Bandung.
C’était alors l’heure de partir à la conquête des volcans, objectif premier de ce voyage en Indonésie.

Mineur du Kawah Ijen

Mineur du Kawah Ijen

Bromo, Semeru, Ijen, Rinjani, Batur, Merapi, Agung

Indonésie Terre de Feu; Indonésie Terre de Volcans.
Une terre qui semble respirer sous nos pieds en crachant ses nuages de souffre, grondant et faisant trembler le sol tout autour de nous.
Après une ascension nocturne du Merapi, une ballade à moto dans la mer de sable du Bomo, puis une descente dans le cratère de l’Ijen, j’tais près pour un nouveau défi.

Il est 1h00 du matin et me voila parti sous les étoiles à la conquête d’un sommet d’un des plus grands volcans de la région. A nouveau…
Cette fois-ci il s’agit du Rinjani et de ses 3 726 m d’altitude sur la petite île de Lombok.
Après Bali et son hindouisme omniprésent, je faisais un retour aux sources de l’Islam sur Lombok, dernière étape de cette longue année.

Etant d’origine auvergnate les volcans je connais un peu. Mais des volcans en activité et pour certains très actifs il faut avoué que je connais déjà beaucoup moins…
A la grande différence de la chaîne de l’Himalaya ou des Alpes chez nous, les randonnées sur les volcans sont une approche assez différente de la randonnée en montagne comme on la connait.
Ici pour gravir un volcan c’est un peu le même schéma qui revient à chaque fois. A savoir:
– Je me lève au milieu de la nuit
– Je monte jusqu’au sommet du volcan sous un ciel étoilé
– J’attends le lever du soleil sans mourir de froid
– J’apprécie la vue autant que possible sans mourir de froid
– Je redescend en courant dans le pierrier

Mer de sable vers le Bromo

Mer de sable vers le Bromo

Sumeru: Derrière ligne droite!

Sumeru: Derrière ligne droite!

Cette nuit là le ciel est encore une fois de toute beauté et les étoiles scintillent dans le ciel noir et ténébreux.
Une étoile filante passe, l’heure du questionnement sur le pourquoi du comment d’une telle entreprise passée que me voila projeté dans un monde merveilleux, hostile et plein de mystères…
Les lampes frontales éclairent la roche et la cendre devant moi tandis que j’avance à petit pas dans cet environnement inconnu, le regard porté sur le sommet qui semble si proche et si loin à la fois.

Tout à coup le décor s’estompe et les souvenirs et autres images se mettent à inonder mon imaginaire.
Hier. Demain. Il y a un an.
Tout semble se mélanger et le temps semble alors s’arrêter. Mon subconscient et tout l’univers semblent alors ne former plus qu’un, comme si le temps et l’espace semblaient modulable à souhait, extensibles et compressibles à la fois jusqu’à l’infini et même au delà. Les copains, Mathilde, la famille… Mathilde. Que vous me manquez!
Aujourd’hui il n’y a plus que moi, seul perché sur les versants de ce volcan dominant tout Lombok. Mon corps semble guidé par cette musique qui émane de mon casque vissé sur mes oreilles.
L’effort est intense et mes paupières encore lourdes et à moitié closes; Il est 3h00 du matin et mon corps tout entier souffre le martyr.
Les endorphines sont peu à peu relâchées dans mon cerveau et ma mâchoire se décrispe peu à peu. Ça y’est l’instant magique est arrivé. Celui que l’on attend tous lors d’une telle entreprise. C’est l’extase, un sentiment de béatitude s’empare de moi…
De quoi sera fait demain? Quel est le but de ce voyage? Je m’en fou et je continue mon ascension, le sourire jusqu’aux lèvres et le son de Solar Field qui m’envahit au fil des kms.
Je suis ici à l’apogée de mon périple en Indonésie. Ou bien ne serait-ce pas celui de toute une année?

Plus que 100 m. Bientôt 20 m. Me voila au sommet.

Sommet du Rinjani

Sommet du Rinjani

Les premières lumières rougeoyantes du soleil font leur apparition.
Sumbawa derrière moi, Bali devant moi avec l’Agung fièrement dressé à l’horizon.

Dame nature, je crois que vous m’apparaissez aujourd’hui sous l’un de vos meilleurs jours.
Après des mois a voyager en Asie du Sud Est, l’Indonésie m’adresse sa piqûre de rappel.
Il est encore trot tôt pour songer au retour…
et même si la nostalgie et la fatigue commencent à peser lourdement depuis déjà plusieurs mois la fin approche et je ne peux renoncer maintenant, si près du but.
“Ne t’occupe pas de moi. Vas au bout de ton projet ou bien tu le regretteras” ; “Alors toujours en Asie? Rentres vite tu nous manque!” ; “Nous sommes tous fier de toi. Continue”
Je ressasse ces paroles en moi encore et encore. Le voyageur solitaire et indépendant que j’étais commence à trouver le temps long et ses proches à lui manquer…
Il y a d’ailleurs de cela quelques années, jamais je n’aurais imaginé entreprendre une telle aventure.
Le voyage oui. Le voyage sur quelques mois oui. Le voyage au long court non. C’était clair pour moi, une année serait bien trop longue… Puis la vie suit son cours, on rencontre des gens, on évolue dans son travail, nos envies changent, nos peurs s’estompent, et un jour on se réveille en se disant que merde on a bientôt 30 ans et qu’il faut réaliser ses projets et vieux rêves tant qu’on le peu encore.

Bromo avec le Sumeru en arrière plan

Un décor digne de l’ère préhistorique: Bromo avec le Sumeru en arrière plan

Java, Lombok, Bali, les Gilis… Des noms qui prennent alors tout leur sens aujourd’hui alors que le périple prend fin…
Si Bali n’a rien a voir si l’on compare les clichés de ma mère de l’époque et les miens 40 ans plus tard, c’est un passage assez obligé lors d’un voyage en Indonésie, ne serait-ce que pour s’imprégner de la culture balinaise, où les temples hindous et les rites sont légions.
Et puis ses cotes rescellent de bon spots de plongée comme le superbe Liberta, épave de la seconde mondiale

Epave du Liberta, Bali

Epave du Liberta, Bali

J-4
Tout s’accélère. Le départ est imminent, je vais enfin pour retrouver les miens…
Je profite de ces 4 derniers jours à passer du bon temps sur Gili Air, à plonger et me faire plaisir en restos et bars.

Fin d’une fabuleuse aventure. This is the End

Coucher de soleil sur l'Agung, Bali

Coucher de soleil sur l’Agung, Bali

Philippines

Drapeau Philippines

CARTE D’IDENTITE

CAPITALE: Manille
LANGUE: Filipino, Anglais
REGIME POLITIQUE: République
POPULATION: 98,39 millions
DEVISE: Peso philippin (₱)
PIB / Hab: 2 700 $

 

 

 

 

 

“Putain mec ils sont tous parti ! Réveilles-toi on s’est fait piquer tout notre fric !!!”

Ainsi furent les premiers sons que j’entendais à mon réveil sur les coups de 6h00.
Lorsque j’entends Tristan prononcer ces paroles je tente de me lever et m’écroule sitôt sur le sol de la chambre d’hôtel.
La drogue fait toujours effet semble-t-il…
GHB ? Sédatif ? Somnifère ? Un peu des trois ? En tout cas mes souvenirs sont flous et nous ne nous sommes aperçus de rien dans la nuit.
Nous avions pourtant ouvert nos bière nous-même et manger la même nourriture que nos “hôtes”. Quoiqu’à y repenser il y avait bien ces mangues. Les meilleures que j’ai pu goûter durant tout mon séjour en Asie. J’en ai mangé des tas, et c’est vrai que je n’ai pas souvenir de voir nos amis d’un soir en consommer.

Johny John Shaman

Crédits: Tristan

Nos reins sont encore en place, ainsi que nos appareils photo, ordinateur et autre téléphone portable.

Ça aurait pu être bien pire, mais à dire vrai nous n’avions pas imaginé un seul instant ce type de scénario pour notre arrivée aux Philippines. Manille que nous voulions fuir dès le premier soir nous aura finalement happés plus longtemps que prévue.
Pour le meilleur et pour le pire ! 

La dame âgée de 60 ans et sa prétendue nièce faisaient bonne figure lorsque Tristan les rencontraient en m’attendant.
Nous étions loin de nous douter de leurs intentions lorsque nous les rencontrions de nouveau “par hasard” dans les rues de la capitale quelques heures plus tard. Un scénario bien ficelé.
“- Où allez-vous comme ça ?
– On va prendre le bus de nuit pour Banau. Il part à 21h.
– C’est vrai ? Nous y allons également. Si ça vous dit on peut vous emmener on a encore de la place dans la voiture”

A ce moment-là nous discutons déjà depuis plusieurs minutes, et Tristan a déjà parlé un moment avec elles plus tôt dans l’après-midi.
Elles ne sont donc plus cataloguées comme parfaites inconnues à nos yeux.
“- Pourquoi pas. Combien ça nous couterait ?
– On y va de toute façon. On aura qu’à partager les frais d’essence. Par contre nous ne partirons que vers 23h afin d’éviter le trafic dense de Manille et ses bouchons”
Tristan me regarde. Nous n’avons pas encore de ticket, et cette occasion pourrait être une bonne opportunité pour en apprendre davantage sur le pays. L’aventure quoi!
“- Ok on vient avec vous.
– Très bien. On va d’abord prendre un taxi pour aller chercher nos affaires et récupérer les autres passagers. Vous avez dîné ? Ils servent à manger à notre hôtel si vous voulez
– C’est partit on vous suit”

Droit dans la gueule du loup!

Retour en stop après le trek dans les rizières

Retour en stop après le trek dans les rizières

La soirée suit son cours. On apprend des tas de choses sur les Philippines, et les autres passagers sont également très accueillants.
De plus tout le monde parle très bien anglais, ce qui facilite grandement les échanges. Un grand changement après des mois dans ces pays asiatiques où l’anglais est très peu parlé.

A ce moment de la soirée –peut-être 22h- nous ne savons pas si nous avons déjà consommé la drogue. Surement. En tout cas elles n’ont pas menti sur les bouchons!

Notre théorie ? La dose n’est pas assez forte, et nous restons conscients. Cependant rien ne semble nous choqué.
“- Tiens c’est bizarre on est déjà passé trois fois ici en taxi
. . .
– Tu veux un massage ?
– OK pourquoi pas
– Enlève ton t-shirt et ton pantalon
– OK
. . .
“-  La voiture a un soucis on ne partira pas avant 5h du matin. Désolé.
– OK pas de problèmes
– Vous pouvez vous reposer dans la chambre il n’y a pas de soucis
– OK merci”

En y repensant des jours après, il est clair que nous étions déjà bien entamés en fin de soirée.
GHB + alcool = cocktail explosif. Rien ne parait bizarre, et la victime dit Amen à tout.

Tristan qui est moins dans le coaltar que moi au réveil prend les commandes et nous conduit au bus pour Banaue. De jour donc. De cette journée je n’aurai que de bribes souvenirs. Juste un stop pour gouter à la fantastique gastronomie des Philippines : un hot dog et un hamburger à 35 pesos. Le reste des 9h ? Nada !
Le plus perturbant/terrifiant dans cette histoire ? On en a plus appris sur le pays, ses traditions et sa géographie en l’espace de quelques heures avec ces femmes que dans tout le mois sur place.
Vite. Oublier toute cette histoire. Ne plus y penser et aller de l’avant, sans quoi le séjour est foutu et on risque de basculer dans la parano et ne plus faire confiance à personne.

Les magnifiques paysages de Batad et ses environs dans le nord de Luzon nous font vite oublier l’incident.

Les rizières en terrasses de Batad

Les rizières en terrasses de Batad

C’est en crapahutant au milieu des rizières que nous découvrons cette splendide région lors d’un trek de deux jours. Depuis des millénaires la main de l’homme a su dompter la nature et sculpter un paysage unique en son genre : des rizières en terrasse vert émeraude, soutenues par des murs de boue.
Un spectacle fascinant à contempler des heures durant.

Les montagnes épineuses culminant à environ 2900 m de la Cordillère nous émerveillent, et les cercueils suspendus de Sagada ajoutent une touche de mysticité à la région.
De Banaue à Baggio le paysage se fait de plus en plus spectaculaire et la route serpentant le long de la Cordillère est de toute beauté avec ses cultures en terrasses à perte de vue. Des choux, des potirons, du riz, etc.
La culture en terrasse est devenue dans la région une institution.
Le trajet est long mais l’intégrale de Scorpion nous accompagne, suivit de la diffusion d’un blockbuster américain en VO à la TV. On est loin des Bollywood à l’eau de rose et des karaokés à plein volume des bus birmans…


16 mars 1521 :
Fernand de Magellan accoste à Samar et revendique les îles pour la couronne espagnole. Il commence alors l’enseignement du catholicisme aux îliens et réussit à vaincre divers chefs tribaux. Legazpi arrivera plus tard pour terminer le travail, là où Magellan avait échoué tué d’une balle à Cebu.
15 juin 1991 :
Le mont Pinatubo entre en éruption et projette une colonne de cendres et de roches à 40 kms dans les airs. La base américaine de Clark et la ville d’Angeles se retrouvent sous une fine couche de poussière et de roches. Le sénat philippin vote alors la fin de la présence américaine aux Philippines.

Lorsque l’on arrive aux Philippines on perçoit clairement ces deux influences, ce mix américano-espagnol :

Une église parmi tant d'autres...

Une église parmi tant d’autres…

D’une part l’influence espagnole laissée par Magellan et sa bande il y a plusieurs siècles.
Puerto Princesa, El Nido, Negros, etc. Autant de noms aux consonances espagnols. La langue locale sonne d’ailleurs elle-même très espagnole. Perturbant pour un pays asiatique.

Lorsque l’Espagne colonisa le pays au XVème siècle, cela marqua l’arrivée du catholicisme et très vite tout l’archipel fut christianisé.
Pendant qu’en Birmanie les pagodes poussent sur chaque colline et montagne, et qu’en Thaïlande les temples et Boudhas sont monnaie courante, ici aux Philippines ce sont les églises qui envahissent le pays avec plus de 85% de chrétiens. Le soir tout le monde va à la messe et lors de la semaine sainte autour de Pâques, c’est tout le pays qui tourne au ralenti.
Les codes de wifi ne sont plus “Starbucks”, “SmilyFace” ou “123456789” mais “Godspeed”, “LordIsAll” ou encore “JesusIsGood” !

Jeepney typique

Jeepney typique

Et puis d’autre part l’influence américaine lorsque ces derniers rachetaient le pays aux espagnols en 1898 en même temps que Puerto Rico.
Lors de leur passage le taux d’alphabétisation passa d’un pourcentage presque nul à près de 50% et 27% de la population parlait alors anglais.
Et puis le pays ne serait rien sans l’un de ses emblèmes, le Jeepney. A savoir de gros taxis collectifs aux couleurs colorés et au look d’enfer!

Dans le bus, défile sous nos yeux une myriade d’enseignes de fast foods.
Angel’s Burgers, Jolibee, Mc Donalds, Mister Donut, Dunkin Donuts, etc… A chaque stop des hot-dogs et des donuts à toutes les sauces.

Le sport national? Le basket naturellement. Des terrains absolument partout, dans chaque école, à chaque coin de rue, sur les plages. Dans les petites rues perdues dans les campagnes on se surprend à trouver un panneau de basket directement sur la route.

Quelque part dans l'archipel des Bacuits

Quelque part dans l’archipel des Bacuits

C’est à Palawan, l’île la plus à l’est de l’archipel, que notre aventure se poursuit. La plus sauvage et la moins peuplée du pays. Pour la découvrir nous louons chacun une moto et partons plein nord en direction d’El Nido.

En chemin le snorkeling dans les îles de la baie de Port Barton est une expérience incroyable. Les fonds marins sont sublimes, des coraux de toutes les couleurs et intactes. Un régal pour tout amateur de vie sous marine.
La route quand à elle est parfaite pour de belles courbes sans traffic.Les 400 kms passent comme une lettre à la poste.

Un bon spot de snorkeling

Un bon spot de snorkeling

Et le rêve éveillé ne fait que commencer! D’El Nido nous partons en Banka explorer l’archipel des Bacuits sur trois jours complets.
Au programme kayak dans les lagons, snorkeling dans les eaux turquoises, volley improvisé sur les plages désertes, poisson frais au barbecue et Rhum Tanduay pour l’apéro.

Les paysages karstiques rappellent beaucoup ceux de la région de Krabi en Thaïlande, les touristes en moins…
Une dizaine de jours bien trop courts qui prennent fin à l’aéroport de Puerto Princesa lorsque Tristan repart en France et que j’embarque pour Cebu City.
Un chapitre se termine, un autre commence…

Plein gaz sur Long Beach près de San Viciente

Plein gaz sur Long Beach près de San Viciente

Les douze derniers jours je les passe à découvrir seul la région des Visayas, cœur géographique des Philippines.
Un bref aperçu de l’île de Negros avec ses Twin Lakes et la paisible Dumaguete en bord de mer. Une séance de snorkeling avec les requins baleines d’Oslob. Trois jours à nager avec les tortues et à plonger dans les récifs coralliens de la minuscule île d’Apo. Parcourir à moto les îles de Siquijor et Bohol l’espace d’une semaine.

Le tarsier, emblème de Bohol

Le tarsier, emblème de Bohol

A Bohol je fais la rencontre des tarsiers, ces minuscules petits primates aux yeux énormes -mignons mais pas très actif la journée- avant de contempler le paysage magique des Chocolate Hills, ces étranges formations de collines virant aux couleurs marrons en saison sèche.

Sur l’île d’Apo je m’essaie à la plongée dérivante. Le principe? on plonge du bateau et on se laisse dériver à 20 m de fond avec le courant avant de resortir 50 minutes plus loin. Une sacrée expérience!
Première plongée de nuit pour mon dernier soir, je commence à devenir accroc à ce sport!

A Siquijor on se gave de poisson et de brochettes de viande en bord de mer dans les boui boui locaux, en écoutant au loin le karaoké qui diffuse les Spice Girls et autre Barbie Girl. Un grand saut dans les années 90!

Le séjour dans les Visayas, -et aux Philippines par la même occasion- termine en beauté mon séjour chez les philippins.
Je ne pouvais cependant quitter le pays aux multiples désastres naturels sans une alerte au typhon. Maysak, un monstre ressemblant à un trou noir sur les clichés de la station spatiale est annoncé pour ce week-end. Il devrait passer dans le nord de Luzon dimanche, jour de mon avion. Heureusement je pars de Cebu, mais dormir dans une maison de Bohol ravagée par le typhon de 2013 n’est pas là pour me rassurer…

Chocolate Hills de Bohol

Chocolate Hills de Bohol

 

Fragments de Malaisie: Kuala Lumpur

Drapeau Malaisie

CARTE D’IDENTITE

CAPITALE: Kuala Lumpur
LANGUE: Malais
REGIME POLITIQUE: Monarchie constitutionnelle
POPULATION: 29,72 millions
DEVISE: Ringgit (MYR)
PIB / Hab: 10 500 $

Un an en Asie cela peut paraître beaucoup pour bien des gens, notamment lorsque l’on sait que la plupart des “tourdumondistes” parcourent les cinq continents en une seule année –je ne parle pas des voyageurs parcourant le globe durant plusieurs années, allant même jusqu’à cinq voir dix ans ! C’est encore une autre aventure qui d’ailleurs ne m’attire pas plus vraiment
Néanmoins je trouve l’Asie si vaste et diversifiée qu’un an ne sera pas de trop pour découvrir cette partie du globe si différente de notre bien aimé occident.

Des choix il me fallait pourtant en faire durant cette année car le problème lorsqu’on a goûté à l’Asie, c’est qu’on en veut toujours plus !

Intinéraire
Me focaliser sur un seul continent était également une volonté de vraiment m’imprégner d’une culture.
Partir sur les routes depuis la France, me déplaçant petit à petit et passant d’un pays à l’autre par les voies terrestres.
En se déplaçant de la sorte le voyage est plus long c’est une évidence, mais on peut davantage osbserver l’évolution des cultures, le changement des populations et des paysages.
Tous ces petits détails sont soudainement effacés lorsque l’on prend l’avion, et c’est à chaque fois un nouveau choc culturel qui s’opère.

Partir sur les routes avec un objectif final: rallier l’Australie par les terres tout en sillonnant l’Asie.
Cependant lorsqu’on voyage sur un grand laps de temps on change. Nos idées changent, nos envies évoluent, et suivre mes envies devait rester la clé.
Après tout cela reste humain de changer d’avis, alors pourquoi se faire violence ?
Parcourir l’Asie et l’Océanie dans un même voyage, c’était aussi le risque de tout mélanger, de ne plus savoir remettre les choses à leurs places en rentrant. Trop d’informations à traiter, trop de choses à digérer. Et surtout un immense décalage entre les deux continents.
Après tout l’Australie est un pays riche et développé, et parcourir cet immense étendu aujourd’hui, il y a dix ans ou dans plusieurs années ne devrait pas faire une grande différence.

Non tout ça n’avait pas de sens.
D’ailleurs bien des gens me l’avaient rappelé avant même mon départ de la capitale des gones. L’Australie qui devait donc être le point final de ce voyage, je préfère la garder pour une autre fois finalement.

Coucher de soleil à Ko TaoSur le continent asiatique en revanche, tout va très vite!
Prenons l’exemple du Laos:
Ce pays boudé des voyageurs durant de longues années est maintenant devenu une autre destination phare d’Asie du Sud-Est.

Encore loin derrière la Thaïlande mais cependant en plein boom touristique dans certaines de ses régions comme Luang Prabang.
Je suis également ravi d’avoir parcouru l’Inde lors d’un précédent voyage et non cette année-là. Ce pays étant si vaste et unique, deux ans n’ont pas été de trop pour digérer l’expérience…
“L’Inde, tu l’aimes ou tu la détestes !”
Incredible India, tu resteras toujours dans mon cœur, à hanter mes rêves et illuminer mes cauchemars… Gravée au plus profond de ma mémoire.

Des choix dans un voyage.
Après avoir laissé de côté le Vietnam, je prenais alors la décision d’écarter également la Malaisie.
“Pourquoi avoir écarté le Vietnam ?” M’ont d’ailleurs souvent demandé bien des gens.
Et bien d’abord parce qu’on ne peut pas TOUT voir de l’Asie en un an. Le Vietnam est un grand pays tout en longueur, et si j’y vais un jour, cela sera pour plus d’un mois et à moto comme je l’ai fait lors de ma traversée du Laos. Peut-être un jour ?
Une autre raison pourrait être le grand nombre de retours négatifs, notamment en ce qui concerne sa population qui semble-t-il ne pense qu’a arnaquer le pauvre touriste –discours que j’entendais sans cesse lorsque je rencontrais d’autres voyageurs ayant mis les pieds dans le pays-.
Les goûts et les couleurs… Il fallait faire un choix, le Vietnam a trinqué.
L’île de Bornéo m’attirait également beaucoup–la partie malaisienne tout du moins- mais c’est finalement sur l’île de Sumatra en Indonésie que je jetais mon dévolu -affaire à suivre en avril prochain-
Et puis depuis des mois un pays revenait sans cesse dans la bouche des baroudeurs croisés ici et là. Les Philippines, à propos desquelles je n’entendais que du bien depuis mon départ. Chaque voyageur rencontré m’en faisait l’éloge.

Depuis quelques mois déjà ma décision était prise : troquer la Malaisie pour les Philippines.

Plongée à Ko Tao

Après avoir passé à nouveau quelques jours sur l’île de Ko Tao en Thaïlande, je repartais pour Hat Yai mon Open Waters de plongée sous-marine en poche.
Se retrouver à suivre une famille de requins à pointe noire dans Shark Bay ou à observer des milliers de poissons à Sail Rock furent une expérience inoubliable.
Lorsque les rayons du soleil pénètrent les profondeurs de l’océan et que l’on se retrouve à regarder vers la surface pour apercevoir des bancs entiers de poissons formant un arc de cercle, on ne peut s’empêcher de s’émerveiller !

Un retour dans le golfe de Thaïlande ne pouvait cependant être complet sans un bref passage à Ko Phangan.
J’y retrouvais d’ailleurs Lauriane (pour voir ses jolies clichés c’est par là), une amie ayant commencé un tour du monde en Inde il y a deux mois.

Ko Phangan c’est touristique, mais il est toujours très facile d’aller se perdre dans la jungle dense pour quelques points de vue uniques ou quelque crique tranquille.
Une petite soirée dans la jungle pour finir en beauté ces quelques jours de vacances et de retrouvailles, et j’embarquais pour le train de nuit direction Kuala Lumpur.

Vue sur la baie de Chalok à Ko Phangan

Vue sur la baie de Chalok à Ko Phangan

Comme à mon habitude et la date du trajet s’étant décidée au dernier moment je me retrouvais en place assise. C’est donc frais comme un gardon que j’entamais mon exploration de la capitale malaisienne.

Petronas Twin Towers, Kuala Lumpur

Petronas Twin Towers

Un jour et une nuit c’est sûr que cela fait court pour comprendre un pays, mais dans cette très longue journée passée à déambuler dans Kuala Lumpur, j’ai pu voir énormément.

La Malaisie est définitivement bien différente de sa voisine thaïlandaise, et cela sur bien des aspects.
La religion d’abord. Ici on oublie Bouddha, le pays étant majoritairement musulman. Mais tout ce monde semble vivre en parfaite harmonie et c’est un grand mixe des cultures que l’on retrouve dans la capitale. Une forte influence hindouiste également que j’observais en visitant les grottes de Batu Caves et en traînant la patte dans les quartiers de Liltle India.

Comme à Bangkok, les deux roues sont minoritaires, et c’est un flux continu de 4×4, bus et autres grosses voitures qui s’opère dans les rues. Des autoroutes dans tous les sens, des échangeurs de toute part, des ponts et des routes sans trottoirs, une bonne grosse mégalopole tentaculaire.
L’espace d’un moment j’oubliais que j’étais encore en Asie et que non loin d’ici en Birmanie l’ « autoroute » n’a qu’une voie à double sens et est à moitié en terre.

Au loin j’aperçois les tours Petronas. Immenses et situées dans les beaux quartiers, elles sont devenues le symbole de tout un pays.
J’embarque dans le métro. Superbe et climatisé, j’observe les locaux, le nez rivé sur leur smartphone.
La plupart des femmes portent le voile, mais gardent un certain charme. Point de burqa ici, mais  un léger voile –souvent très travaillé et de toute beauté- recouvrant leurs cheveux. Tout le monde semble comprendre et parler l’anglais et les prix paraissent fixes partout.
La moustache fait également un grand retour dans les rues. Finit les visages imberbes, les poils dans la place!
Le soir, je tente une excursion dans la banlieue. Il fait nuit et je découvre un quartier calme, de jolies petites maisons alignées avec la voiture garée devant le porche. On se croirait dans un quartier tranquille des Etats-Unis.
J’entre dans un restaurant où l’on y sert des burgers. La population, mélange de locaux et d’expats, est plutôt jeune, et encore une fois j’entends parler anglais à chaque table. La serveuse m’accueille d’ailleurs dans un anglais parfait et prend ma commande.
Définitivement le jour et la nuit avec la Thailande ou la Birmanie.

Singe à Batu Caves

Singe à Batu Caves

Nous sommes le 6 mars et mon avion décolle pour Manille d’ici quelques heures.
Le tout premier avion depuis mon départ de Lyon le 22 juin 2014.
Quatre heures de vol avant de retrouver mon fidèle compagnon Tristan qui m’avait déjà rejoint en août dernier pour parcourir  la Mongolie en van.

Vacances en Thaïlande !

CARTE D’IDENTITE

CAPITALE: Bangkok
LANGUE: Thaï
REGIME POLITIQUE: Monarchie constitutionnelle
POPULATION: 66,720 millions
DEVISE: Baht (฿)
PIB / Hab: 5 800 $


C’est le 1er Novembre que je fais mon entrée au pays du sourire, la bien-connue Thaïlande. Comme il est coutume en Asie, les 12 heures de bus annoncées depuis Phnom Penh se sont bien vite transformées en 16 heures… Parti à 8h de la capitale cambodgienne, ce n’est que vers minuit que j’arrivais à Bangkok, après de nombreux changements de bus et une attente à la frontière près de Koh Kong.

Tiesda l’un des fils de Muoy m’accueille dans sa magnifique maison située à 20 kms à l’est du centre de Bangkok.
Passionné de planches à voile depuis de nombreuses années, il a révolutionné le milieu en créant de nouvelles planches à l’époque et ses bureaux sont à deux pas de chez lui. Egalement devant sa maison: un lac artificiel où les férus de wake-board viennent s’adonner à leur passion les week-ends et pendant la pause déjeuner.
C’est tout naturellement que je décidais de m’essayer à ce sport en remettant à plus tard les visites de Bangkok.

Après quelques jours à me perfectionner en wake-board et à visiter un peu la ville, je mettais les voiles sur la province de Chiang Mai, avec ses montagnes nimbées de brume et sa capitale parsemée de temples.

Trek dans la jungle, rencontre avec les éléphants, cours de cuisine thai, temples par dizaines, les activités ne manquent pas dans la région, et ma semaine passe en un clin d’œil.
Virak, présent également au mariage la semaine passée m’a rejoint et m’initie à la slackline dans le parc.

Les locaux, d’abord intrigués, finissent par se joindre à nous, et d’autres slackers posent à leur tour leur ligne. L’ambiance est bonne, les sourires sont sur chaque visage; encore une très belle journée passée dans la cité détendue de Chiang Mai!

Noix de coco fraiche, sticky rice et mangue, pad thaï, fried rice, kôw soy, curries, etc… Chaque jour mes papilles ont droit a une explosion de saveurs, les différents marchés de jour et de nuit étant le lieu rêvé pour goûter à toutes ces nouvelles choses.
La Thaïlande est définitivement une destination incroyable en matière de cuisine!

Yout (stop!), Saii (gauche), Kwa (droite), Pai (avance), toii (recule), Bao Bao (doucement), Di Di Di (c’est bien!), Bon Soung (ouvre la bouche).
Le langage des éléphants n’a bientôt plus de secrets pour nous, et le trek dans la jungle m’a ouvert les yeux sur l’incroyable efficacité et polyvalence du bambou.
Cuire du riz, des oeufs; Fabriquer un verre, une cuillère, un couteau; construire une maison. Le bambou sert à tout!
Son seul  défaut est qu’il ne dure pas longtemps et qu’il faut donc souvent le renouveler.

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Notre terrain de jeu pour trois jours de trek

Point de rencontre avec les femmes girafes, mais la découverte du peuple des Karen, une ethnie minoritaire d’Asie du Sud-Est habitant dans des villages isolés au cœur des montagnes.

Une semaine bien trop courte pour vraiment découvrir le Nord du pays. Je reviendrai j’en suis sûr, mais en attendant je dois rejoindre Bangkok via le train de nuit pour y retrouver une personne qui m’a beaucoup manqué ces derniers mois…

Il est 14h00 lorsque Mathilde et moi nous retrouvons à l’aéroport de Suvarnabhumi:
                                                 Les vacances en Thaïlande peuvent à présent commencer…


Trop tard pour rejoindre directement l’île de Koh Chang non loin de la frontière cambodgienne. Nous devons faire une première étape à Pattaya pour la nuit.

PATTAYA. Un nom qui résonne dans nos têtes d’occidentaux… Station balnéaire très touristique où il fait bon faire trempette la journée -ou faire de la planche à voile comme avec Tiesda la semaine passée-, Pattaya tombe les masques à la nuit tombée.
Grand bordel à ciel ouvert, ville de tous les vices, les bars a filles semblent partout, et les occidentaux de tout âges en manque de sexe, assis seuls au bar et sirotant leur bière attendent leur future proie.

En flânant un peu sur la toile on trouve facilement un tas d’information sur la prostitution en Thaïlande. Certains sites à titre purement informatif, et d’autres rentrant beaucoup plus dans le vif du sujet!
Et comme on a vite fait de se perdre dans l’immensité du web en cherchant une infio précise, j’en apprends un peu plus que prévu. Ainsi il semblerait que les bars à pipe soient assez tendance à Bangkok, parfait semble-t-il pour bien commencer une journée dans la capitale pour certains expats!
Dernier coup de cœur si vous voulez apprendre l’art de “rencontrer” des filles thaïlandaises, c’est par la!

Les narco-touristes vont à Amsterdam fumer de l’herbe, tandis que les amateurs de tourisme sexuel s’envolent pour Pattaya, Bangkok ou Pukhet… Amsterdam a son quartier rouge, ici à Pattaya la ville tout entière semble être le quartier rouge.

Après nous être fourvoyer dans la ville, nous trouvons enfin une chambre dans notre budget dans un coin plutôt tranquille. A la vue de la charmante dame au décolleté transparent et plus que plongeant, et du petit vieux bedonnant lui faisant la conversation, je crois qu’il n’y a plus de doute possible. Nous avons atterri dans un hôtel de passe…
Pas mal comme endroit pour une première nuit de retrouvailles! Heureusement nous nous dégotons tout de même un bon petit restaurant thaï où passer la soirée.

Nous refermons vite le chapitre Pattaya et mettons les voiles sur Koh Chang une petite île paradisiaque encore peu connue.

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Ko Chang

Magnifiques points de vue, nourriture thaï à se damner, snorkeling dans les îles aux alentours. On laisse vite tomber nos plans de rejoindre Koh Käi et Koh Kut pour nous concentrer sur l’exploration de ce petit bijou qu’est Koh Chang.
En plus de ça Mathilde n’est pas venue les mains vides, et on profite d’un superbe coucher de soleil pour se faire un bon apéro français dans les règles de l’art!
Il va s’en dire que St Nectaire, comté, saucisson et Saint Joseph passent tout seul après ces longs mois d’abstinence…

On comprend très vite la renommé de la Thaïlande en terme d’îles paradisiaques. A scooter dans les montages, à manger dans les petits boui-boui en bord de route et à se régaler de jaquier, ananas et autres ramboutans.
Un jus aux fruits de la passion par ici, un pad thaï par la. Et toujours pour finir la journée en beauté ces magnifiques couchers de soleil dont on ne se lasse jamais…
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La suite logique? Direction plein sud, sur la côte d’Andaman en plein cœur des pics karstiques qui caractérisent si bien la région. Le temps s’est un peu gâté mais on peut profiter au sec d’un tour en bateau dans la baie de Phang Nga. Et comme on aime pas faire comme tout le monde et suivre la masse, on prend un longtail boat depuis la ville de Phang Nga et non depuis Krabi ou Puhket, ce qui nous laisse la visite de la fameuse James Bond Island au calme, avant d’arriver sur la petite île de pécheurs Ko Panyi.

James Bond Island

Ko Panyi, ce village sur pilotis occupé par une communauté de pécheurs musulmans est un nid à touristes à l’heure du déjeuner.
Des centaines et des centaines de tables, répartis sur plus d’une dizaine de restaurants alignés en bord de mer.
Après plusieurs minutes de réflexion, nous avons calculé que l’île pouvait acceuillir plus de 5000 couverts. Je n’ose même pas imaginer le spectacle pour ces pauvres locaux quand des hordes de touristes débarquent à heure fixe jour après jour.

Pour nous l’expérience est complètement différente. Nous ne sommes qu’une poignée d’occidentaux à avoir fait le choix de passer la nuit sur l’île. Et quelle expérience! Le village est à nous –et aux locaux cela va de soi– et il fait bon se balader la truffe au vent dans les petites ruelles du village.
Le décor est fantastique et assez inhabituel; une mosquée, un terrain de foot flottant, des femmes voilées, des enfants qui font des glissades dans les rues mouillées. Et tout autour de nous, toujours ces pics karstriques tous plus impressionnants les uns que les autres.

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Terrain de foot flottant de Ko Panyi

17 décembre 2014: Pas de soleil ce soir mais un gros orage pour la soirée. L’atmosphère des lieux devient irréel. Sommes-nous au pays des elfes et autres créatures fantastiques?
En tout cas un environnement idéal pour célébrer mon anniversaire!
29 ans déjà le bougre…
La propriétaire des lieux, après avoir disparue pendant plusieurs heures, revient avec le dîner. Orgie culinaire pour nous deux et un autre couple de belges logeant ici : Curry de poulet, énorme poisson entier grillé, légumes sautés, omelette, etc… on sort de table le ventre bien plein.
Le temps se gâte de plus en plus –il semblerait que la mousson fasse un retour en force sur l’ensemble du pays, de Bangkok à la Malaisie– mais on décide quand même de tenter notre chance du côté de Krabi, toujours sur la côte d’Andaman.

Railay : Paradis terrestre des grimpeurs chevronnés avec ses plus de 500 voies accessibles, on ne pouvait passer à côté d’une session de grimpe dans la région! Il semblerait d’ailleurs que je me sois amélioré depuis le Laos! Quelques voies 5c et 6a, dont une de 30-40 mètres ! Inutile de préciser que la vue depuis le sommet est idyllique…

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Point de vue sur Railay Beach

La persistance du temps plus que maussade –de véritables déluges parfois– nous fait beaucoup hésiter et vagabonder à droite à gauche, ne sachant où monter le camp pour les fêtes de fin d’année…
Une brève excursion sur l’île de Ko Phihi, repère à touristes rendue célèbre après la sortie du film “La Plage” nous plait beaucoup par sa beauté et es petites plages isolées, mais reste très surpeuplée en cette période de fêtes.
Les tarifs flambent !

Ko Tarutao

L’idée d’une escapade sur l’île Ko Tarutao à la frontière avec la Malaisie et de jouer les apprentis Robinson sous tente pour Noël nous plait beaucoup .
Gros changement dans la région où l’on sent l’influence musulmane. Après tout nous sommes tout près de la Malaisie à présent!

Hélas le temps, toujours aussi gris et pluvieux et la quasi non existence de touristes et d’infrastructures nous file un peu le cafard.
Rester ou partir?

Ok on est sur la même longueur d’ondes, et on décide de migrer vers la côte est dans les îles du golfe de Thaïlande. Trop tard pour attraper le dernier bateau pour Ko Phangan, on se rabat pour Ko Samui

La encore on manque le bateau de peu et devons attendre plus de 3 heures le prochain. C’est vers plus d’une heure du matin que nous arrivons enfin sur l’île.
Pas grand chose d’ouvert à cette heure tardive. On marche un peu le long de la mer jusqu’à trouver un hôtel ouvert.
“- Do you have any room available?
 – Yes I have. 400 baht. Please follow me”
Et merde nous voila de nouveau dans un hôtel de passe! Sympa pour une veillée de Noël.
Saviez-vous qu’à Ko Samui dans les quartiers un peu reculés, c’est 40 bahts la pipe? Nous l’apprenons à nos dépends en restant un peu trop de la fenêtre ouverte…
Le temps ces derniers jours étant plus que médiocre, on décide de laisser de coté les sorties en bateau et on se rabat sur la bouffe… Pour le soir de Noel on choisit la simplicité en déambulant sur le marché de nuit.
Mathilde a les yeux qui pétillent: on a trouvé un stand qui fait des blinis et autres spécialités russes!

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Marché local

Puis on décide de re-fêter encore une fois mon anniversaire en goûtant à la cuisine thai-fusion. Curry jaune de canard fumé, tourte au poulet sauce curry et mangue fraiche, tartare de thon épicé, etc… Pleins de nouvelles idées à expérimenter à mon retour! Notre palais est plus que ravi, et notre ventre ronronne de bonheur.

“Joyeux Noël !”

Et puis avec ce temps gris, je me replonge tranquillement dans Flash ou le Grand Voyage pour la énième fois. Nous ne sommes pas en Inde ou au Népal, mais ce livre se lit toujours aussi bien en voyage…
J’aime toujours autant le style du livre. Je crois même qu’inconsciemment je m’en inspire beaucoup lorsque j’essaie d’écrire.

Beaucoup trop de trafic sur Ko Samui, on décide comme prévu de nous rendre sur Ko Phangan, la cadette insoumise des trois îles du golfe.

Heureusement pour nous: pas de Full Moon Party a venir ces prochains jours. Mais le nouvel an approche, et on peine à trouver un logement. On finira par en dégoter un après quelques heures de recherche à scooter.

Je dis heureusement car si les Full Moon Party de l’époque devaient fort ressembler à leurs homologues de Goa, elles ne sont devenues aujourd’hui qu’une simple attraction pour touristes, où l’on peut acheter sur internet son “pack soirée” comprenant logement, bateau, soirée et boissons…

Et puis les Full Moon Party restent les plus “grosses” et “connues”, du coup à ces moments la l’île est innondée de touristes fêtards et les prix grimpent en flèche.

Aujourd’hui Ko Phangan est devenue l’ILE pour faire la fête en Thaïlande. Parce que les Full Moon Party ne suffisaient plus, sont arrivées les “Half Moon Party”, les”Black Moon Party”, les “Acid Moon Party” et tout un tas d’autre soirées. La soirée est devenue un véritable business ici, au même titre qu’a Ibiza.

A la différence qu’ici on écoute de la Trance majoritairement, tout comme à Goa –même si cette affirmation est de moins en moins vrai de nos jours pour Ko Phangan comme on peut le voir en visionnant la vidéo officiel de la Full Moon-.
Après pas mal de recherche sur internet on dégote la bonne info: “Experience” un festival Trance de quatre jours sur Ko Tao, avec une pré-soirée à Ko Phangan: Banco on a notre nouvel an assuré et une journée de remplie à Ko Phangan!

Lors de la soirée du 31, la foule bat son plein. Ce soir –contrairement à la veille– il y a en a pour tous les goûts. De la jeune asiat en bikini se trémoussant langoureusement à l’australien baraque ne sachant quoi faire devant cette musique diabolique, en passant par l’ancien habitué en pleine monté d’acide se tortillant d’extase.
Attention cependant, ici encore plus qu’à Goa en Inde la police veille. Des hommes en uniforme et des policiers en civil circulent dans l’enceinte du festival.

Espace Chill-out

Grande scène

Quatre jours et nuit de musique non stop c’est bien, mais on profite de nos après-midi pour visiter l’île à scooter et souffler un peu.
Le beau temps est de retour depuis notre arrivée, et les eaux turquoises scintillent dans les baies. Sur les petites rues de l’île, ce sont les montagnes russes! Des montées et des descentes vertigineuses avec des pentes parfois dépassant les  20%.
Mais toujours ce spectacle fabuleux à chaque virage, à chaque point de vue.
Gros coup de cœur pour cette île. Il y a fort à parier que je revienne dans un mois pour y passer mon brevet de plongée sous marine!

point de vue de Ko Nang Yuan

Ko Nang Yuan Viewpoint à Ko Tao

Après ces quatre jours passés sur la magnifique île de la tortue, on repart vers Bangkok et nous rendons directement dans la province de Kanchanaburi pour voir un peu le nord de la Thaïlande avant le retour de Mathilde.
Superbes cascades au programme, un certain pont de renommée mondiale au dessus de la rivière Kwae.
Ici le climat est plus frais, on a laissé les touristes tatoués et musclés des îles du sud de coté pour nous retrouver dans une atmosphère beaucoup plus calme et relax.

Un grand bol d’air pour terminer ce séjour en amoureux dans un pays où le sourire est quelque chose de naturel, où les gens sont simples et respectueux. Un énorme contraste avec les touristes occidentaux où le culte du corps est devenu une obsession et une priorité.
Une belle leçon de vie de la part du peuple thaï.

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Huay Mae Khamin Waterfalls